Précieux brouillon

Dorénavant, le brouillon figure au propre sur la page Les Bases (menu chapeautant le site).

About these ads

11 Commentaires

Classé dans Général

11 réponses à “Précieux brouillon

  1. Merci pour tes efforts d’explication du néochartalisme pour les nuls, c’est plus que nécessaire. Je crois que j’ai compris dans les grandes lignes, parce que la régulation de la monnaie n’est pas très différente de la régulation de la température dans un four qui subirait les aléas climatiques. La transposition pratique est toutefois un peu plus complexe, notamment avec le rôle des tampons, les différents modes de création monétaire et les différents modes de destruction.

  2. ernest

    Bravo pour vos articles.

    Il y a quand même un point qui reste obscure : Si je comprends bien la monnaie souveraine est le fait du prince, il décide de la quantité d’argent qui doit circuler dans son royaume mais comment diantre parvient-il à en connaitre le montant nécessaire (ou "optimal") ?

    n’est-il pas plus simple de laisser un agent neutre (appelons le banquier) juger de la quantité nécessaire de monnaie en fonction des demandes solvables qui lui parviennent. L’intérêt du banquier (maximiser son couple rendement/risque) n’impliquerait-il finalement pas une quantité de monnaie optimale à tout moment plutôt qu’une quantité arbitraire décidée par un prince à Versaille ou à Bercy ?

    Vous n’arriverez pas à gommer presque 3000 ans de manipulations monétaires par les princes. Les peuples se sont toujours méfiés des princes, j’ai de gros doute sur l’espérance de vie d’une monnaie "fait du prince" purement fiduciaire.

  3. J’ai lu rapidement et les paragraphes les plus compliqués sont
    – comment le secteur non-financier fait-il pour solder ses comptes ?
    – la stabilité des prix.

    Dans les deux cas, c’est c’est toujours une histoire de vases communicants et de concurrence, mais la longueur ou mon manque de concentration m’a fait perdre un peu le fil.

    D’ailleurs pour la stabilité des prix, si un commerçant vend pour 100€ , il ne paie pas 19,6€ de TVA mais 16.39€ : 83.61+83.61*19.6=100 et 83.61*19.6=16.39€. Ceci dit cela ne remet nullement en cause le raisonnement.

    Mais vraiment, le néochartalisme me paraît si évident comme fonctionnement réel de l’économie, que c’est tout simplement criminel qu’il ait une aussi faible visibilité publique.

  4. ChrisD

    Bonjour, j’ai une remarque concernant l’équation fondamentale (T-G) + (S-I) – BC = 0. Je trouve qu’elle n’est pas assez mise en évidence : il lui faudrait au moins un titre explicite avec renvoi dans le sommaire, voire une citation en introduction (introduction à insérer d’ailleurs). En effet, après ma première lecture j’ai mis du temps à la retrouver. Ensuite je viens de lire "alternative à l’EDR : le Revenu de Base" et je pense qu’il faut absolument insérer dans l’article de base sur l’EDR le contenu de ton commentaire décrivant les types d’emploi et de projet (en séparant bien étape 1.0 et 2.0). NB: article 8 il manque un s à mais dans "mai avec deux ou trois pourcents de chômeurs". Bon courage.

  5. Neo

    Bonjour,

    Je continue à lire ce blog régulièrement et avec intérêt! Et, si je me sens assez souvent en accord avec les raisonnements qui y sont tenus, quelques interrogations fondamentales subistent toutefois. J’aimerais solliciter votre retour sur celles-ci

    Pour formuler les premières d’entre elles, je vais partir d’un des "slides" du diaporama repris plus haut, celui sur le "stadium analogy".

    En le lisant je me suis dit "certes, les points au marquoir sont issus de "nul part" mais…. il a bien fallu des joueurs pour marquer les buts, paniers, points.. et l’action des joueurs a précédé l’inscription au marquoir pas l’inverse "

    Si au cours de la finale de l’Euro 2012, l’Italie avait reçu, à la mi-temps, 4 points pour des buts à inscrire avant la fin de la partie, est-ce que cela aurait garanti que les joueurs italiens soient assez motivés et inspirés que pour marquer ces 4 buts? Et les espagnols qu’en auraient-ils pensés?

    Ou, si le scorekeeper venait, en cours de partie à modifier la valeur des points octroyés pour chaque, disons "buts", passant de 1 point à 2 ou 15 ou peu importe… on peut penser que le public et les joueurs y perdraient une grande partie de l’intérêt pour le match en cours.

    Donc, s’ouvrait devant moi deux vastes champs de questions: celui de la création de la richesse et celui de la confiance dans ce qui symbolise cette richesse.

    L’Etat crée-t-il de la "richesse" par son "émission d’actifs nets" qu’est son déficit? Partout? Toujours? Ou… acte-t-il simplement, mais en lui donnant forme officielle et universellement reconnue, la richesse crée ailleurs? Ma première impression est que la réponse ne doit être ni l’une ni l’autre mais une combinaison complexe et pleine de rétroactions des deux.

    De même, si les citoyens d’un état utilisent la monnaie souveraine de celui-ci parceque de par son autorité (la contrainte) il peut lui conférer une utilité (aquittement des taxes). Ne faut-il pas également que, de part sa "sagesse" (prévisiblité, tempérance etc) l’Etat puisse générer chez les citoyens un degré de "confiance" suffisant dans cette monnaie (sa valeur sera maintenue durablement).

    Ces questions (rôle de l’Etat dans la création de richesse et rôle de l’Etat dans la confiance envers sa monnaie) jusqu’à présent en parcourant le site je n’ai pas trouvé les éléments qui les rencontrent directement.

    Cordialement,

    Néo

    • L’État crée-t-il de la “richesse” par son “émission d’actifs nets” qu’est son déficit? Partout? Toujours? Ou… acte-t-il simplement, mais en lui donnant forme officielle et universellement reconnue, la richesse crée ailleurs? Ma première impression est que la réponse ne doit être ni l’une ni l’autre mais une combinaison complexe et pleine de rétroactions des deux.

      Vous avez trouvé. Les deux. Mais plutôt la seconde option. L’État paie des choses auxquelles il accorde une certaine valeur. Soldes des militaires, traitement des magistrats, allocations chômage, etc. EN général, il essaie d’obtenir un service en échange, mais ce n’est qu’une partie de la valeur. En fait, la valeur est un mystère à laquelle aucun économiste ne sait répondre. On lui a même substitué la notion de « désirabilité » appelé « utilité », plus commode.

      De même, si les citoyens d’un état utilisent la monnaie souveraine de celui-ci parceque de par son autorité (la contrainte) il peut lui conférer une utilité (acquittement des taxes). Ne faut-il pas également que, de part sa “sagesse” (prévisiblité, tempérance etc) l’Etat puisse générer chez les citoyens un degré de “confiance” suffisant dans cette monnaie (sa valeur sera maintenue durablement).

      http://frappermonnaie.wordpress.com/2012/01/31/pourquoi-seul-letat-frappe-monnaie/

Commenter

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s