4. À la recherche d’une alternative

J’aborde maintenant la partie que je redoute le plus de ma série sur le libéralisme comme religion séculière : penser l’alternative. Penser le plus profond de l’existant recèle une facilité que penser l’alternative n’a pas : le fait d’être existant, justement, de pouvoir s’imprégner du retour du réel. Au contraire, penser l’alternative force à plus ou moins « imaginer le réel », exercice de haute voltige…

Le plus efficace que j’ai pu trouver consiste à poursuivre sur ma lancée, c’est-à-dire à prendre le libéralisme comme contre-exemple, pour simultanément incarner et ancrer le plus possible ce que je veux dire, et dégager progressivement l’alternative du libéralisme qui nous sert actuellement d’horizon collectif, et non une de ses applications prétendument indigne du « vrai libéralisme ». L’exemple que j’ai choisi concerne une fonction des plus importantes : l’éducation.

Il convient de reconnaître que l’éducation générale n’est pas seulement, ni même peut-être principalement, une question de diffusion du savoir. Un besoin réel de références communes existe, et quand bien même à trop insister sur ce point, on risque d’être conduit à des conclusions antilibérales, il serait impossible de vivre en coexistence paisible si des références communes de moralité n’existaient pas. Si dans les communautés établies depuis longtemps, et dont la population est majoritairement indigène, un tel problème ne risque guère d’être sérieux, il en est d’autres, comme les États-Unis pendant la période d’immigration intense, où il peut le devenir. Il semble à peu près certain que les États-Unis n’auraient pas été « creuset d’assimilation » et auraient connu de graves difficultés sans la politique délibérée d’« américanisation » menée au moyen du système des écoles publiques.
Le fait que toute éducation doive forcément être guidée par certaines valeurs représente néanmoins une source possible de dangers réels dans tout système d’éducation publique.

von Hayek Friedrich August, La Constitution de la liberté, Litec, Paris, 1994 (1960), XXVII+530 p., p. 375-376

Donc, pour le bon fonctionnement même d’une société libérale, et le tissu social n’étant pas une chose spontanée et naturellement assurée, mais un ensemble laborieusement construit d’adhésions et de collaborations à un tout fédérateur, il faut s’assurer de la transmission efficace de cet idéal commun et de son fonctionnement à tous. Au risque de « conclusions antilibérales », dixit Hayek lui-même. Même la foi dans la liberté requiert une éducation en ce sens. Les libéraux sont extrêmement tentés de nier le problème d’une aventure commune dans laquelle on est embarqué plus ou moins de bon gré, mais dans laquelle on est par la force des choses, et qui demeure néanmoins en des mains humaines. De fragiles mains humaines. Il n’y a qu’à voir toute l’éducation faite sur l’antiracisme ou plus récemment sur la théorie de genre pour comprendre que l’égalité indifférenciée de tous promise par la liberté n’est manifestement pas naturelle, même aux yeux de leurs promoteurs.

Mais il y a pire, comme les partisans de la liberté sont pris dans cette contradiction entre d’une part « laisser faire » les choses pour qu’elles s’harmonisent d’elles-mêmes et d’autre part la construction délibérée de structures sociales visant à influer sur le cours de ces « libres » choses, donc pouvant facilement être accusées de les fausser, ces partisans n’ont aucune consistance intrinsèque. Contrairement à ce qu’ils revendiquent. Seulement deux pages plus loin, voici ce qu’écrit le même Hayek :

Dans les États multinationaux, le problème de déterminer qui doit diriger le système éducatif devient facilement le point de friction le plus sensible entre les nationalités. Pour quelqu’un qui a vu cela se produire dans un pays comme l’ancienne Autriche-Hongrie, la thèse selon laquelle il peut être préférable qu’à la limite certains enfants vivent sans recevoir d’éducation officielle, plutôt que de risquer d’être tués dans les combats pour décider qui dirigera cette éducation est très pertinente.

von Hayek Friedrich August, La Constitution de la liberté, Litec, Paris, 1994 (1960), XXVII+530 p., p. 378

Pause. Prenons le temps de contempler la solidité de l’édifice libéral. Première étape, oui, les citoyens n’adviendront pas tout seuls, il faut les développer délibérément en ce sens dès l’enfance. Deuxième étape, dès que cet indispensable effort a échoué à empêcher l’émergence de communautés dissidentes un peu fortes, il faut se demander si ne serait une meilleure option, capituler en préférant l’obscurantisme et la communauté par une masse inculte aux mains de quelques minorités cultivés se les disputant.

Il y a quelque chose de profondément puéril dans le libéralisme, qui est le refus du tragique, pourtant omniprésent dans l’Histoire, et quelque chose de profondément salaud aussi, qui est la manie de se décharger de ce tragique sur le dos des autres. Des libéraux se croient très malins de citer la formule de Bastiat « L’État est la fiction à travers laquelle tout le monde essaie de vivre au dépends de tout le monde. », mais ils ne réalisent pas que le libéralisme est la fiction à travers laquelle tout le monde rejette le nécessaire rôle de lien commun, d’État, sur tout le monde.

Pourtant, je suis loin d’être un inconditionnel des hussards noirs de la République, surtout de ce qu’il en reste à l’heure actuelle. Je crois que la meilleure solution consiste pour la communauté à se penser comme telle et à développer et à assumer des constructions visant à renforcer la solidarité, et à régler la liberté sur ce principe, c’est-à-dire à exiger d’elle qu’elle fasse aussi bien, quoiqu’à sa manière. Dans le cas de l’école, cela signifierait par exemple un programme de notions, de savoirs, et de savoir-faire à apprendre à chaque étape et le versement d’un chèque scolaire à tout enfant scolarisé où que ce soit ayant atteint l’objectif. Il faudrait nuancer, on pourrait par exemple abaisser le seuil de versement si l’élève était extrêmement faible avant son entrée dans l’établissement et qu’il a beaucoup progressé quoique pas assez encore. De même pour les objectifs : ils doivent être un programme étayé complet et bien découpé en étapes pour aboutir à un citoyen équilibré, apte, critique mais constructif… Autant dire qu’il y a un colossal travail à effectuer.
Néanmoins, nous apercevons ici clairement que nos tentatives pourraient ne pas être les éternelles victimes du nihilisme libéral simplement en assumant qu’une civilisation se construit et que cette construction doit être défendue en soi, que les améliorations, les reconstructions, ne peuvent être une simple histoire de suppression. Comme ailleurs la régulation de la finance par exemple.

La portée de ce que je viens d’énoncer est encore plus limitée, en vérité. Car elle ne concerne pas ce qui nécessite une interdiction. Là aussi, le libéralisme se révèle lamentable quoiqu’au ralenti. Prenons l’exemple de la drogue. La drogue est tellement nocive, tellement incapable de produire la société harmonieuse par la fuite du réel qu’elle permet, que la vague pro-stupéfiants des années hippies a presque totalement reflué. Rares sont les artistes ou « penseurs » qui encore aujourd’hui affirment qu’on peut construire une société sur le plaisir de la drogue. Pourtant, face au désastre croissant de la société libérale contre la drogue, beaucoup sont tentés de maquiller leur échec en une dépénalisation venant accompagner « le sens de l’histoire », dépénalisation honteuse qui sera vite présentée comme une fière libération, comme à l’accoutumée. Déjà Milton Friedman le libéral reconnaissait volontiers les effets nocifs de la drogue, mais refusait toute interdiction parce qu’il était impensable selon lui que l’argent du contribuable puisse servir à empêcher que quelqu’un abîme sa propre personne. Comme si ça ne déborderait pas sur les autres, ni que la vie humaine puisse valoir d’être préservée contre ses propres errements. C’était déjà une opposition solide comme l’école de Hayek.
Or, il est bien évidement hors de question d’autoriser la drogue « à condition » que le drogué n’en devienne pas dépendant et de plus en plus incapable de bien vivre dans le réel. Une fois la production et l’approvisionnement autorisés, la consommation individuelle est extrêmement difficile à réguler. Et comment régir alors ? En sanctionnant, en enfonçant encore plus le drogué dans ses problèmes ? Il perd déjà beaucoup de liberté et d’argent avec elle. Une amende ou un internement peut difficilement lui donner l’envie de vivre sans drogue. Mieux vaut plutôt l’empêcher de plonger que de le forcer à remonter à bord. Ce qu’il faudrait sinon, c’est une rééducation assez complète pour le rendre à nouveau autonome et désaliéné. Une solution beaucoup plus coûteuse que d’interdire la consommation et le trafic de la drogue.

Plus encore, il ne suffit pas qu’un ordre social soit possible et même qu’il y ait des outils et des éléments de construction déjà disponibles pour qu’une société se fasse. Il faut beaucoup plus encore. Il faut une énergie positive touchant la communauté pour la susciter, la développer et la régénérer. Il faut de l’enthousiasme. Nous retrouvons là le problème de départ : le sentiment religieux. D’ailleurs, enthousiasme a pour étymologie theos, dieu, et signifie être en dieu. C’est lui qui réellement guide à travers l’extrême complexité des choses, comme nous l’avons expliqué lors du premier article de la série. Il sera aussi l’objet du dernier article, le prochain.

16 Commentaires

Classé dans Religion séculière

16 réponses à “4. À la recherche d’une alternative

  1. Je te propose de revisiter nos deux mythes fondateurs inséparables, le mythe de la liberté individuelle booster du mythe du progrès…qu’on ne saurait arrêter et de les remplacer par la combinaison des libertés afin d’écologiser le progrès.
    http://solidariteliberale.hautetfort.com/archive/2013/06/17/changement-de-boussole.html

  2. Pingback: Forum Démocratique

  3. johannes finckh

    Si on ne retient du "libéralisme" que la simple notion qu’une offre de biens et services rencontre une offre de monnaie, on s’en sort très bien. tout le reste est blabla;
    et si on obtient que la monnaie s’offre constamment à l’échange, on aura résolu à peu près tous les problèmes posés par l’économie politique.
    pour ce faire, il faut que la monnaie soit toujours monnaie, c’est-à-dire qu’elle ne puisse jamais être thésaurisée et soustraite à l’échange. toutes les crises et effondrements conjoncturels prennent leur origine dans le défaut de l’offre de monnaie qui peut faire défaut et générer des dédlations. Dans ce cas, les QE tentent de compenser cela sans y parvenir.
    La solution: le signe monétaire marqué par le temps (SMT) ou encore appelé "monnaie fondante"!

    • Dans les sociétés du blocs de l’est, il y avait de la monnaie, des biens et des services, et on échangeait les uns contre les autres. Certes, le marché était ultra-encadré (surtout pour les grosses entreprises), les prix fixés administrativement, les compagnies détenues par l’État pour la plupart, la monnaie elle-même était beaucoup plus centralisée, et je ne parle même pas de la répression idéologique etc. Selon votre définition aberrante du libéralisme, les sociétés communistes du bloc de l’est (Allemagne de l’est, Pologne, Russie, etc.) étaient libérales.

      Le reste de votre blabla ne vaut pas mieux.

  4. johannes finckh

    lire: "déflation" et non pas "dédlation" bien sûr!

  5. sol

    Concernant les drogues, le laïus est très simpliste et mène vite à aussi la prohibition de l’alcool, y compris vin et bière, dont on a vu à quel point ça ne marche pas, à moins d’appliquer une forme de charia au nom d’un hygiénisme d’ailleurs tout à fait discutable, y compris pour la santé, qui me parait complètement excessif et prend pour argument que si des libéraux se revendiquant de Hayek et Bastia sont contre toute prohibition, alors il faut forcément prohiber. D’ailleurs, vous réduisez l’ensemble de votre argumentation concernant la liberté en prenant pour référence les idolâtres de Hayek et Bastia qui sont effectivement souvent assez bornés, sauf que c’est réduire le périmètre des auteurs de référence à ceux les plus caricaturaux.

    Par ailleurs, réduire le problème de l’addiction à la substance seule relève du simplisme. Il existe d’autre part d’autre formes d’addictions mais sans substance comme les sectes qui peuvent aussi faire des dégâts et on n’interdira pas pour autant les religions…

    • Rassurez-vous, et bien que je bois quasiment jamais d’alcool. Je suis pour sa légalisation. Comme la cigarette que je ne fume jamais. Ce sont les drogues les moins dures, les plus susceptibles de servir d’apprentissage pour ceux qui sont tentés et veulent à tout prix se faire leurs propres idées. Il est évident que les quelques lignes que j’ai écrit sont trop courtes pour rendre parfaitement justice à la question. Ayez au moins la gentillesse de remarquer que je mettais sur la table la question de l’interdiction parce que justement, l’option « obliger à faire au moins aussi bien », ne pouvait pas tout résoudre, certainement pas parce que l’interdiction serait enfin la baguette magique tant espérée. Merci de ne pas me caricaturer.

      D’ailleurs, le prochain et dernier billet de la série devra explorer ce ui donne le sens de la mesure et l’enthousiasme au réel, ce sentiment religieux si insaisissable. Je verrai ce que je peux faire en un billet, sans nul doute trouverez-vous à redire ;)

      • sol

        L’alcool peut être considéré comme une drogue dure dans de nombreux cas, bien plus que le cannabis qui est pourtant prohibé avec aucun effet sur les quantités consommées, mais avec celui d’enrichir les trafiquants. De nombreux consommateurs de cette substance sont par ailleurs peu ou pas consommateurs d’alcool.

  6. Lundi 1er juillet 2013 :

    Quel est le budget des grands Etats dans le monde ?
    Le budget du Danemark est de 57,5 % du PIB.
    Le budget de la France est de 56,5 % du PIB.
    Le budget de la Finlande est de 56,2 % du PIB.
    Le budget de la Belgique est de 53,6 % du PIB.
    Le budget de l’Autriche est de 51,1 % du PIB.
    Le budget de l’Italie est de 50,7 % du PIB.
    Le budget du Royaume-Uni est de 45,5 % du PIB.
    Le budget de l’Allemagne est de 44,7 % du PIB.
    Le budget des Etats-Unis est de 39,4 % du PIB.

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202716743936-niveau-des-prelevements-et-des-depenses-publiques-la-france-dans-les-15-premiers-sur-187-pays-559983.php

    Quel est le futur budget de l’Union Européenne ?

    Pour la période 2007-2013, le budget de l’Union Européenne était au niveau ridicule de 1,10 % du PIB de l’Union Européenne.

    Pour la période 2014-2020, les bisounours fédéralistes voulaient que le budget de l’Union Européenne augmente. Le samedi 19 novembre 2011, les bisounours fédéralistes ont demandé que le budget passe à 1,11 % du PIB, soit 1083,3 milliards d’euros.

    Mais neuf pays – Autriche, Danemark, Allemagne, Finlande, France, Italie, Pays-Bas, Suède et Royaume-Uni -, ont rejeté cette proposition jugée trop élevée dans un contexte de rigueur généralisée.

    Résultat : pour la période 2014-2020, le budget de l’Union Européenne sera en baisse !

    Pour la période 2014-2020, le budget de l’Union Européenne baissera au niveau minable de 1 % du PIB de l’Union Européenne, soit 960 milliards d’euros !

    Je dis bien : 1 % du PIB !

    Conclusion : l’Union Européenne accueillera de plus en plus de pays très pauvres, et elle aura un budget de plus en plus faible !

    L’Union Européenne n’est qu’un gigantesque château de cartes.

    Et le vent qui se lève va le faire s’effondrer.

  7. Ivan

    Tout ça pour en (re)venir à dieu !! Pouaa, quel dommage, l’analyse du libéralisme en tant que religion séculière me faisait espérer d’autres perspectives…
    Je vous renvoie à Jean-Claude Michéa, qui a analysé ces questions très finement…

  8. Un organisme connaît cinq phases :
    1- La naissance.
    2- La phase ascendante.
    3- La phase de plateau : l’organisme est alors à son zénith.
    4- La phase descendante : l’organisme commence à vieillir, tout se déglingue.
    5- La mort.

    J’interprète la construction européenne de la même façon :

    1- La naissance : 25 mars 1957, signature du traité de Rome.
    2- La phase ascendante : 1957 – 1992. La construction européenne monte en puissance.
    3- La phase de plateau : 1992 – 2008. Avec le traité de Maastricht, avec la suppression des frontières intérieures et avec la monnaie unique, la construction européenne est alors à son zénith.
    4- La phase descendante : 2008 – ???
    La crise financière de 2008 est devenue une crise économique, une crise sociale, une crise politique. Elle a montré au monde entier que, face à la crise, la soi-disant "solidarité européenne", c’était du pipeau.

    Elle a montré au monde entier que, face à la crise, chaque nation européenne revient dans le monde réel :
    – le sentiment national, ça existe ;
    – l’égoïsme national, ça existe ;
    – la raison d’Etat, ça existe.

    Par exemple, les budgets de chaque nation européenne continuent à augmenter, en pourcentage du PIB. Mais en revanche le budget de l’Union Européenne, lui, est en baisse !

    Pour la période 2007-2013, le budget de l’Union Européenne était au niveau ridicule de 1,10 % du PIB de l’Union Européenne. Pour la période 2014-2020, il baissera au niveau minable de 1 % du PIB !

    La Commission européenne et le parlement européen voulaient faire augmenter le budget à 1083,3 milliards d’euros. Mais les chefs d’Etat et de gouvernement ont refusé : ils ont exigé de le faire baisser au niveau minable de 960 milliards d’euros pour la période 2014-2020 !

    L’égoïsme national l’a emporté, comme d’habitude.

    http://www.20minutes.fr/economie/826126-budget-2012-europe-impose-rigueur

    C’est la phase descendante.

    Tout se déglingue.

    Au Portugal, en Irlande, en Italie, en Grèce, en Espagne, à Chypre, en Slovénie, tout se déglingue.

    Aujourd’hui, la périphérie tombe en ruines. Demain, le coeur de l’Union Européenne sera touché à son tour.

    Chaque nation reprendra le contrôle de ses lois nationales, chaque nation reprendra le contrôle de ses frontières nationales, chaque nation reprendra le contrôle de sa monnaie nationale, etc.

    L’Union Européenne se dirige tranquillement vers sa mort.

  9. sol

    Avec un chiffre d’affaires annuel de plus de 63 milliards de dollars, le marché de la drogue aux Etats-Unis ne cesse de croître. Si les pouvoirs publics, notamment depuis le mandat du président Nixon, tentent d’endiguer le phénomène, le trafic de drogue sur le sol américain reste difficile à juguler, notamment du fait de l’action des réseaux internationaux de narcotrafiquants. Pourtant, du Mexique aux quartiers du Bronx, la pierre angulaire du commerce de stupéfiants semble rester la même : la pauvreté, et les problèmes d’intégration qui s’ensuivent.

    http://future.arte.tv/fr/sujet/etats-unis-la-drogue-une-guerre-sans-fin

  10. Ouahou!

    Je viens de lire ces 4 premiers billets passionnants, et vous avez le mérite de vous attaquer à "penser l’alternative". Avec une intuition remarquable en abordant le thème de l’éducation.
    Vous évoquez le déchirement que cela peut provoquer dans les Etats multinationaux. Cela existe aussi dans les couples mixtes dont l’une des causes de séparation tient justement au choix quant au type d’éducation des enfants.
    En écrivant "Je crois que la meilleure solution consiste pour la communauté à se penser comme telle et à développer et à assumer des constructions visant à renforcer la solidarité, et à régler la liberté sur ce principe, c’est-à-dire à exiger d’elle qu’elle fasse aussi bien, quoi qu’à sa manière.", vous élaborez comme un principe qui serait à la base de l’éducation: l’attention à l’autre et au groupe plutôt qu’à la performance individuelle. Ceci demande à notre génération une forte désaliénation!
    Merci, et meilleurs vœux de santé, bonheur et partages pour 2014

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