Quand l’équilibre du budget public n’était évidemment qu’un préjugé

Nous avons déjà eu l’occasion de voir à quel point l’après-guerre considérait très largement comme évident que le budget de l’État n’ait pas à équilibrer dépenses et recettes, le plus spectaculaire exemple nous étant donné par Milton Friedman lui-même. Voici un extrait que j’ai lu récemment par un autre penseur libéral de renom, Michael Polanyi :

Les consommateurs ne dépensent pas, d’habitude, la totalité de leur revenu, mais préfèrent en mettre de côté une partie pour augmenter leur réserve de sécurité. C’est ce qui fait que les managers peuvent échouer à récupérer tout l’argent qu’ils ont mis en circulation et, compte-tenu des règles du management commercial, ceci peut contraindre un nombre d’entre eux à mettre la clé sous la porte. Les affaires risquent d’être déprimées et il peut y avoir du chômage. Il est vrai que les effets de l’épargne privée peuvent être compensés à un plus ou moins grand degré par l’argent déboursé par les managers (à partir des prêts) pour la construction de nouvelles usines. Mais, dans des communautés prospères parvenues à un état avancé de civilisation, ceci, d’habitude, ne sera pas pleinement suffisant pour compenser l’épargne et un état de dépression chronique tendra à prévaloir. Loin de représenter une « contradiction interne incurable du capitalisme » (comme la littérature socialiste le prétend encore), le chômage chronique est dû à un défaut fortuit du système capitaliste, qui peut parfaitement être éliminé, ce qui suppose qu’on veuille bien se débarrasser de certains préjugés au sujet de la gestion des finances publiques, dont la fausseté a été démontrée depuis longtemps.

Polanyi Michael, La logique de la liberté, PUF, Paris, 1989 (1951), 253 p., p. 191 L’emphase est de mon fait.

En mots assez simples et légèrement elliptiques, on a pu reconnaître le problème de la demande globale par le paradoxe de l’épargne, insuffisamment compensé par le crédit. Là aussi, il est particulièrement frappant de constater que les libéraux eux-mêmes reconnaissent l’absurdité de la règle d’or que Sarkozy veut constitutionnaliser, en dépit de ses déclarations de début de crise. Seule leur phobie de l’État a pu les faire régresser autant dans leurs réflexions.

9 Commentaires

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9 réponses à “Quand l’équilibre du budget public n’était évidemment qu’un préjugé

  1. @Jean-Baptiste Ba
    Il ne s’agit pas de « phobie de l’Etat ». Tout impôt détruit autant de production que son montant. L’augmentation de l’impôt induit une baisse de la production.

    • Pas nécessairement : Il se peut que la taxe ne détruise que de la spéculation, de la monnaie qui ne sert qu’à du Ponzi, ex :

      L’adoption peu avant le krach de 1929 de réductions d’impôts dont bénéficiaient principalement les plus hauts revenus et fortunes, était censée relancer l’investissement et permettre la création de nouvelles entreprises ; elle ne fit que détourner des fonds vers les marchés financiers…

      Bastidon Gilles Cécile, Brasseul Jacques, Gilles Philippe, Histoire de la globalisation financière, Armand Colin, Paris, 2010, 376 p., p. 7

      Il se peut aussi que l’impôt induise une production de même montant : par exemple dans le cas d’une personne attachée à un niveau de vie particulier, et qui préfère travailler à gagner la somme nouvellement taxée que de réduire son train de vie. Le plus souvent, il y a mélange avec le cas opposé : l’individu est tellement attaché à son niveau de travail, qu’il préfère perdre de sa consommation le montant nouvellement taxée plutôt que de travailler plus. C’est seulement dans ce dernier cas extrême qu’il y a destruction de la production telle que « Tout impôt détruit autant de production que son montant. ».

      La monnaie, le signe, n’est pas le signifié, les choses échangées contre monnaie. Ce qui m’attriste profondément dans la pensée de l’école autrichienne, c’est qu’elle ne comprend tout simplement pas la monnaie, elle croit que c’est du troc habilement déguisée, et que si ça ne l’est pas, ça devrait l’être. Pour ma part, je trouve très commode de pouvoir représenter la valeur et se l’échanger, elle seule, et suis favorable à la longue évolution universelle de l’humanité vers la monnaie. Je souhaite juste qu’elle comprenne mieux ses découvertes pour pouvoir les utiliser à meilleur escient.

  2. @Jean-Baptiste B
    La spéculation crée de la valeur. Car tout échange volontaire crée de la valeur pour le vendeur et crée de la valeur pour l’acheteur. Sinon, l’un des deux refuserait.

    J’ai analysé la cause de la crise de 1929. http://gidmoz.wordpress.com/2011/03/29/la-crise-de-1929/
    Cette crise fut, amha, liée uniquement à une mauvaise gestion de la monnaie par la FED. Et cette mauvaise gestion fut suivie par des décisions calamiteuses des gouvernements successifs. Des réductions d’impôts n’ont eu, à mon sens, aucun lien directe avec cette crise.

    L’argent qui s’investit dans les marchés financiers est, a priori, le plus productif. Qui donc pourrait le contester sérieusement?

    Vous parlez, sans le citez, de l’effet de revenu. Non, le contribuable ne travaille pas plus lorsque l’impôt est supérieur. L’économiste Pascal Salin l’a démontré. Certes, une hausse soudaine des taxes prend à contre-pied le contribuable dans le financement de ses projets. Mais, hormis cette période de transition, plus d’impôt conduit à ce que chaque contribuable produise moins.

    La monnaie est un bien qui a de la valeur. Sinon nul n’accepterait d’échange son travail et ses marchandises contre une chose qui n’aurait pas de valeur. La monnaie est donc un bien, et un bien qui a de la valeur.

    Le troc n’a jamais existé. Dans toutes les communautés, il y eut toujours un ou plusieurs biens intermédiaires servant de monnaies. Toute communauté se trouve une monnaie d’échange en qq jours. Ainsi, dans les camps de prisonniers, les cigarettes furent rapidement la monnaie d’échange.

    • La spéculation crée de la valeur. Car tout échange volontaire crée de la valeur pour le vendeur et crée de la valeur pour l’acheteur. Sinon, l’un des deux refuserait.

      Super. Donc, si quelqu’un se plaint d’avoir été escroqué, il ment : il a accepté l’échange donc a reçu la valeur correspondante. De même l’erreur n’est pas possible, si quelqu’un demande à être remboursé (par exemple parce qu’il y avait comme condition de vente « satisfait ou remboursé »), il ment lui aussi puisqu’il a accepté un échange tarifé indiquant la valeur échangé de fait. De même, Jérôme Kerviel ne coule pas la Société Générale, mais crée de la valeur, du montant de ses spéculations. Et il faut d’urgence innocenter Bernard Madoff, il ne faisait pas une arnaque de Ponzi mais créait de la valeur, un peu spéculativement peut-être mais de l’authentique valeur quand même. Pareil pour la bulle des tulipes au bon vieux temps béni de la monnaie entièrement en or, le cours du bulbe de tulipe atteint jusqu’à deux maisons ou quinze fois le salaire moyen annuel d’un artisan avant d’être divisé par vingt. Fabuleuse création de valeur. Aucun intérêt à essayer de temporiser ces mouvements. Pareil pour tous ces traders qui se croient tous plus malins les uns que les autres et qui « sautent » régulièrement, c’est de la création de valeur. Impie est celui qui voudrait y mettre le holà.

      En tout cas je suis ravi de t’entendre expliquer que, puisque qu’il s’agit de spéculation, la dette publique dont on nous rebat tant les oreilles n’est pas fictive : c’est de la vraie création de valeur. :P

      J’ai analysé la cause de la crise de 1929. http://gidmoz.wordpress.com/2011/03/29/la-crise-de-1929/
      Cette crise fut, amha, liée uniquement à une mauvaise gestion de la monnaie par la FED. Et cette mauvaise gestion fut suivie par des décisions calamiteuses des gouvernements successifs. Des réductions d’impôts n’ont eu, à mon sens, aucun lien directe avec cette crise.

      Tu remarqueras que je n’ai pas dis que les exonérations fiscales avaient causé la crise de 1929 mais prouvaient, en allant entièrement à la spéculation, illustrer que l’argent ne crée pas un montant de même valeur. En fait, la valeur est très notionnel, et l’histoire de la pensée économique montre qu’on ne sait que très mal ce qu’elle recouvre. Du temps de Smith, il y en avait deux : valeurs d’échange et valeurs travail, depuis la valeur d’échange a phagocyté la seconde, bien qu’elle varie énormément. On remplace le plus souvent la question de la valeurs par celle de la désirabilité pour un contexte donné…

      L’argent qui s’investit dans les marchés financiers est, a priori, le plus productif. Qui donc pourrait le contester sérieusement?

      Quiconque questionne les a priori ? Ceux qui sont un peu philosophes et un peu sceptiques ? Quiconque regarde la croissance moyenne, décennies après décennies, et la compare avec le poids de la finance dans le PIB (particulièrement son bénéfice après impôt) ? Oui, je crois qu’on peut « contester sérieusement » que le trader qui spécule sur les cours de la matière première crée plus de valeur que les types qui triment pour les produire et les acheminer et sont payés trois fois rien en comparaison… J’adore le passage ou Gordon Gekko affirme qu’il ne travaille pas mais possède, dans Wall Street (1987), l’arrogance à son sommet…

      Vous parlez, sans le citez, de l’effet de revenu. Non, le contribuable ne travaille pas plus lorsque l’impôt est supérieur. L’économiste Pascal Salin l’a démontré. Certes, une hausse soudaine des taxes prend à contre-pied le contribuable dans le financement de ses projets. Mais, hormis cette période de transition, plus d’impôt conduit à ce que chaque contribuable produise moins.

      Je ne mentionnais ce cas que comme une extrémité possible et disais que le cas fréquent serait un mélange des deux (réduction du train de vie et travail supplémentaire). Quant à savoir vers où penche la balance, il me paraissait évident que je pense qu’elle réduit plutôt la production, puisque je suis favorable à une relance par déficit public et m’oppose à l’austérité actuelle. Je ne cherchais qu’à montrer le jeu qu’il y a entre une cause et son effet… C’est parfois très relatif !

      La monnaie est un bien qui a de la valeur. Sinon nul n’accepterait d’échange son travail et ses marchandises contre une chose qui n’aurait pas de valeur. La monnaie est donc un bien, et un bien qui a de la valeur.

      Et alors ? Est-ce que ça veut dire qu’on sait parfaitement l’échanger, sans se tromper ? Non, et dire à ceux qui échange : « Je crois en vous, je crois en vous tellement plus que vous-même, que lorsque vous direz vous être trompés, je m’assurerai que la peine que vous endurerez soit maximale : à partir d’aujourd’hui vous ferez votre haute voltige sans filet, je déclare à tous votre entraînement achevé. En piste. »

      Le troc n’a jamais existé. Dans toutes les communautés, il y eut toujours un ou plusieurs biens intermédiaires servant de monnaies. Toute communauté se trouve une monnaie d’échange en qq jours. Ainsi, dans les camps de prisonniers, les cigarettes furent rapidement la monnaie d’échange.

      Comme expliqué dans Pourquoi seul l’État frappe monnaie ?, toute les monnaies ne sont pas aussi efficaces les unes que les autres. Prend l’exemple des États-Unis : après avoir longuement résisté, se cramponnant à l’étalon-or et aux banques libres, dissolvant leurs deux premières Federal Reserve, ils ont fini par rendre les armes : trop usés par les paniques bancaires, trop lassés par les crises à répétitions. Or, le seul moyen de ne pas laisser une crise se développer avec tous ses désastres, c’est d’avoir une politique contracyclique : injecter de l’argent et de l’activité quand l’économie périclite, se retirer lorsque l’économie retrouve son assise. Mais si la monnaie n’est pas souveraine (elle doit être obtenue au préalable, comme l’or), alors elle ne peut pas remplir ce rôle. Ayant un irrépressible besoin de monnaie pour se financer, l’économie se tourne naturellement vers la monnaie fiduciaire, mais cette dernière étant sujette à abus (le pouvoir de seigneuriage est tel, et l’inflation dilué en reposant sur tellement de monde) qu’elle finit immanquablement par devenir monopole d’État. Comme les rois supprimant la frappe de la monnaie aux barons, ou le pouvoir impérial chinois centralisant le crédit pour limiter les abus du passage à la monnaie fiduciaire (après ils ont retrouvé de l’or et sont retournés à l’étalon-or…), etc. Même en supposant des banques centrales fiduciaires concurrentes sur un marché libre, et les États se comportant comme des ménages avec ces différentes monnaies, le paradoxe de la concurrence couplé à la nature de la monnaie qui ne veut qu’un étalon universel de la valeur, fera que ce monopole aura trop de pouvoir et qu’il sera nationalisé pour être mieux contrôlé…

      Si, en plus, on considère tous les problèmes survenant du fait que la monnaie ait une valeur comme monnaie mais aussi parce que son support a une valeur autre (cigarette ou or, ont bien d’autres utilités que celle de monnaie), alors la comparaison tourne encore plus vite à l’avantage d’une monnaie souveraine…

      • @Jean-Baptiste B
        Je parle ici de l’échange lorsqu’il est un contrat. Aucun contractant n’exerce de contrainte sur l’autre contractant. Et une même volonté des contractants sur les choses échangées. C’est à dire un contrat non nul. Une même volonté des contractants. Ce qui exclut les comportement frauduleux voulant tromper l’autre soit lors du contrat, soit dans l’exécution du contrat.

        • Cela va bien au-delà de la fraude : on peut se tromper, et on peut ne pas pouvoir récupérer sa mise. Ça ne m’étonne pas que vous répondiez sur la fraude mais pas sur la tulipomanie du XVIIème siècle. Vous ignorez la porosité entre ce qui est consenti et ce qui ne l’est pas. Prenez le cas de Madoff, une des choses qui ont le plus étonné, c’est qu’il ait pu berner des gens réputés très avisé avec une arnaque financière aussi basique. Après enquête, il apparait que ces « renards » pensaient que Madoff faisait ses profits anormaux par délits d’initié, donc que c’était sûr pour eux. Pas de chance ! À malin, malin et demi. Comme pour la tulipe et beaucoup d’autres chose.

          Tenez, je vais vous faire un raisonnement dans la veine de ceux que vous aimez, mais de manière hérétique comme vous le détestez :
          Tout échange volontaire et libre consiste à se séparer d’un bien pour un autre. Donc, chacun n’échange que s’il pense que le bien qu’il perd vaut oins que le bien qu’il gagne. Sinon il n’y aurait pas d’échange. Donc il faut s’assurer que l’autre contractant sous-estime son bien et surestime le sien pour bénéficier de l’échange. Sinon, il n’y a pas d’échange. Donc tout échange est fait avec des biens dont on surestime la valeur qu’on gagne ou la valeurs qu’on perd, sinon on n’échangerait pas. Donc l’échange est un appauvrissement mutuel. L’échange libre est le seul et unique moyen de détruire de la richesse dans le monde entier. La preuve avec les conclusions des recherches historiques de ce professeur émérite :

          Le premier est ce que les historiens de l’économie appellent la grande dépression européenne, celle qui débuta vers 1869-1873 alors que les politiques européennes avaient atteint un degré de libéralisme sans précédent (et qui ne fut d’ailleurs égalé à nouveau qu’après 1962). Ce fut une dépression très grave, beaucoup plus profonde et plus longue que celle des années trente. […]
          Le deuxième fait indiscutable n’est pas seulement qu’il y eut ralentissement de la croissance économique, mais aussi régression du volume des échanges internationaux, ce qui est pour le moins paradoxal en période libérale.
          Le troisième fait indiscutable est que les États-Unis, qui n’avaient pas pris part au mouvement de libre-échange et, au contraire, avaient relevé le niveau de leur protection, connurent une période de forte croissance alors que l’Europe était en pleine dépression. Cette période peut même être considérée comme la plus prospère de l’histoire des États-Unis.
          Le quatrième fait indiscutable est que la reprise de la croissance exogamique date du moment où l’Europe continentale s’engagea à nouveau dans une politique protectionniste de plus en plus marquée. Au niveau de chaque pays et indépendamment de la date de la révision des politiques, le retour au protectionnisme fut rapidement suivi d’une accélération de la croissance économique. […]
          Enfin, et c’est très important, le sixième fait indubitable est qu’au XIXème siècle l’expérience de libéralisation des échanges échoua complètement dans le tiers monde. Il n’est pas exagéré de dire que l’ouverture de ces économies fut l’une des premières causes de l’absence de développement au XIXème siècle. On est même très en-dessous de la réalité en parlant de non-développement puisqu’il s’agit là d’un processus de désindustrialisation et de bouleversement des structures qui devait ultérieurement rendre le développement économique plus difficile.

          Bairoch Paul, mythes et paradoxes de l’histoire économique, La Découverte, Paris, 1994 (1993), 286 p., p. 233-234

          Comment les premières puissances mondiales ont-elles vu le jour ? Toutes par protectionnisme. L’Angleterre avec les Navigation Acts, les États-Unis après la Guerre de Sécession, la Chine aujourd’hui entre autre avec la manipulation du change de sa monnaie et l’obligation de joint-venture et de transfert de technologie pour pouvoir commercer…

          Mais ça, ça fait partie de l’après-après-Rothbard.

      • @Jean-Baptiste B
        Vous dites « Tout échange volontaire et libre consiste à se séparer d’un bien pour un autre. Donc, chacun n’échange que s’il pense que le bien qu’il perd vaut moins que le bien qu’il gagne. Sinon il n’y aurait pas d’échange.  »

        Jusque là, c’est exact.

        Vous continuez en disant « Donc il faut s’assurer que l’autre contractant sous-estime son bien et surestime le sien pour bénéficier de l’échange. »

        Non, nul ne peut lire l’esprit de l’autre en l’absence de toute action de cet autre. Votre condition de validité d’un échange est donc inexacte. Elle ne peut jamais exister. La valeur d’une chose existe dans l’esprit d’un individu. Dans l’esprit d’un autre individu, la valeur de cette même chose sera, a priori, différente. La valeur d’une chose n’est pas absolue.

        Pour le boulanger qui me vend un pain, ce pain vaut 0,50 euros. Pour moi, ce même pain vaut trois euros. Nous l’échangeons à un euro. Le vendeur et l’acheteur sont satisfaits. Ce même pain n’a pas la même valeur pour le boulanger et pour son client.

        Dire que le boulanger sous-estimerait la valeur de son pain est absurde. Le prix de 0,50 euros est son prix de revient. Il serait absurde que le client imagine que le boulanger y perd en vendant au prix de un euro.

        Le contrat se limite à un accord des deux sur une chose et sur un prix. Il n’est donc pas question de faire des supposition arbitraire sur ce que pense l’autre. Chacun constate que le contrat de vente est accepté par le vendeur et qu’il est accepté par l’acheteur.

        Un observateur constate que tel individu préfère telle chose à telle autre chose. Il en conclut valablement que cet individu accorde plus de valeur à ce qu’il préfère

        Vous continuez en disant « Sinon, il n’y a pas d’échange. Donc tout échange est fait avec des biens dont on surestime la valeur qu’on gagne ou la valeurs qu’on perd, sinon on n’échangerait pas. Donc l’échange est un appauvrissement mutuel. »

        Le boulanger vend son pain, ce qui est contraire à votre conclusion de dire qu’il n’y a pas d’échange. Votre explication est donc réfutée.

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