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Pire qu’inutile : contre-productif. L’Assouplissement Quantitatif.

L’Assouplissement Quantitatif (Quantitative Easing, QE, en anglais) est totalement inefficace ou presque comme les tentatives historiques l’ont montré et comme je l’avais démontré. Un article sur CNBC de Warren Mosler, l’une des figures historiques du néochartalisme (qu’il appelle soft currency economics), explique que, pire encore, l’assouplissement quantitatif peut même être contre-productif.

Lorsque la banque centrale rachète massivement diverses créances, le taux d’intérêt négocié sur ces créances diminue. Or, l’État fédéral est un payeur net, pour ce qui est de ces taux d’intérêt, il en verse plus qu’il n’en reçoit. Donc, diminuer ces taux diminue ce paiement net. Ce qui fait autant de perdu pour l’économie privée. Mosler précise encore :

La seule manière dont une réduction de taux pourrait augmenter la demande globale serait si, globalement, la propension à la consommation des emprunteurs était plus forte que celle des épargnants. Mais les études de la Fed ont montré que les propensions sont presque les mêmes, et, encore une fois, c’est aussi ce que montrent les preuves empiriques de ces dernières années.

D’autres détails sur ce flux de revenu des intérêts montrent que tandis que le revenue des épargnants s’est effondré de presque la totalité de la baisse des intérêts, les coûts pour les emprunteurs n’ont pas chuté d’autant, avec la différence s’en allant comme marge nette sur intérêt pour les prêteurs. Et avec des prêteurs ayant une propension à la consommation de leur revenu d’intérêt de presque zéro, contre des épargnant ayant une beaucoup plus haute propension à consommer, cet aspect particulier de la structure institutionnelle a fait des réductions de taux d’intérêt des facteurs déflationnistes et récessif.

Cette argumentation dénonçant l’assouplissement quantitatif comme contre-productif a de plus en plus d’adeptes, notamment les fonds de pension britanniques.

La variante d’assouplissement quantitatif qu’a effectué la BCE avec ses fonds de refinancement à long-terme (LTRO) n’a pas plus de chance de suffire à enrayer la mini-dépression dans laquelle nous venons de tomber.

PS : Confirmation officielle par la Banque d’Angleterre (la banque centrale anglaise).

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